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L'Ethereum est un système blockchain décentralisé et open source qui dispose de sa propre cryptomonnaie : l'Ether. L'ETH agit en tant que plateforme pour une multitude de cryptomonnaies mais aussi pour l'exécution de contrats intelligents.
C'est en 2013 que Vitalik Buterin décrit l'Ethereum pour la première fois dans son livre blanc. M. Buterin et les autres cofondateurs assurent le financement du projet grâce à une levée de fonds publique en ligne au cours de l'été 2014. Ils lancent officiellement la blockchain le 30 juillet 2015
L'objectif d'Ethereum est de devenir une plateforme mondiale pour applications décentralisées ; elle doit permettre aux utilisateurs du monde entier d'écrire et d'exécuter des logiciels qui résistent à la censure, aux temps d'arrêt et à la fraude.
Ethereum compte au total huit cofondateurs, un nombre inhabituel pour un projet crypto. Ils se rencontrent pour la première fois le 7 juin 2014 à Zoug, en Suisse.
Le plus connu du groupe est sûrement le russo-canadien Vitalik Buterin. Il est l'auteur du livre blanc original qui présente l'Ethereum pour la première fois en 2013 et continue de travailler sur la plateforme. Avant l'ETH, M. Buterin a cofondé le site d'actualités Bitcoin Magazine, pour lequel il a écrit des articles. Le programmeur anglais Gavin Wood est sans doute le second cofondateur le plus important de l'ETH, puisqu'il a codé les premières mises en œuvre techniques d'Ethereum en C++, proposé Solidarity, le langage de programmation natif d'Ethereum, et qu'il était le premier directeur technique de la Fondation Ethereum. Avant Ethereum, M. Wood était chercheur chez Microsoft. Il a ensuite créé la Web3 Foundation.
Parmi les autres cofondateurs d'Ethereum, on retrouve : – Anthony Di Iorio, qui a soutenu le projet durant les premières phases de son développement. – Charles Hoskinson, qui a joué un rôle central dans la création de la Fondation Ethereum suisse et de son cadre juridique. – Mihai Alisie, qui a apporté son aide dans la création de l'Ethereum Foundation. – Joseph Lubin, un entrepreneur canadien qui a contribué au financement d'Ethereum (comme Di Iorio) et qui a fondé plus tard un incubateur de start-up basées sur l'ETH nommé ConsenSys. – Amir Chetrit, qui a participé à la cofondation d'Ethereum avant de s'éloigner du projet durant les premières phases du développement.
L'innovation principale d'Ethereum était de concevoir une plateforme qui lui permettait d'exécuter des contrats intelligents en utilisant la blockchain, ce qui renforce les bénéfices existants de cette technologie. Selon le cofondateur Gavin Wood, la blockchain d'Ethereum est conçue comme une sorte « d'ordinateur unique pour le monde entier » qui, en théorie, pourrait rendre tout logiciel plus solide, plus résistant à la censure et plus sécurisé en fonctionnant sur un réseau de nœuds publics répartis tout autour du monde.
En plus des contrats intelligents, la blockchain d'Ethereum peut accueillir d'autres cryptomonnaies, appelées « jetons », ceci grâce à l'utilisation de sa norme de compatibilité ERC-20. Jusqu'à présent, c'est d'ailleurs l'usage principal de la plateforme ETH : plus de 280 000 jetons ERC-20 ont été lancés. Plus de 40 de ces jetons figurent dans le classement des 100 cryptomonnaies à la plus grande capitalisation boursière, comme le USDT, le LINK ou le BNB.
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En août 2020, il y avait environ 112 millions d'ETH en circulation, dont 72 millions émis dans le block genesis, le tout premier bloc de la blockchain Ethereum. Sur ces 72 millions, 60 millions ont été partagés entre les contributeurs de la levée de fonds de 2014 et 14 millions ont été versés au fonds de développement.
Le montant restant fut délivré sous forme de récompenses aux mineurs du réseau Ethereum. Au départ, la récompense était fixée à 5 ETH par bloc, puis a baissé à 3 ETH fin 2017 pour arriver à 2 ETH début 2019. La durée moyenne de minage d'un bloc d'Ethereum est d'environ 13 à 15 secondes.
L'une des différences majeures entre l'économie du Bitcoin et celle de l'Ethereum est que l'Ethereum n'est pas un système déflationniste ; son offre n'est donc pas limitée. Les développeurs d'Ethereum justifient ce choix en affirmant qu'ils ne voulaient pas que leur réseau ait un « budget de sécurité fixe ». Le fait de pouvoir ajuster le taux d'émission de l'ETH à l'issue d'un consensus permet de maintenir l'émission minimale nécessaire pour avoir une sécurité fiable.
Depuis août 2020, Ethereum est sécurisé par un algorithme de type preuve de travail nommé Ethash, qui appartient à la famille de fonctions de hachage Keccak.
Il est toutefois prévu de faire passer le réseau à un algorithme de type preuve d'enjeu lié à la mise-à-jour Ethereum 2.0, dont le lancement est prévu fin 2020 ou début 2021.
Étant donné qu'Ethereum est la deuxième plus grande cryptomonnaie après le Bitcoin, les paires d'échange ETH sont listées sur la plupart des plateformes d'échange de cryptomonnaies. Parmi les plus grands marchés figurent :
Binance Coinbase Pro OKEx Kraken Huobi Global
L'Ethereum 2.0, aussi appelé Serenity, est la mise à niveau tant attendue de la blockchain de l'Ethereum.
C'est un gros sujet. Étant donné que ce réseau abrite la deuxième cryptomonnaie la plus grande en termes de capitalisation boursière, la transition doit se faire en douceur. Des milliards de dollars sont en jeu (littéralement) !
Consultez notre FAQ pour découvrir les avantages et les désavantages de ce nouveau réseau Ethereum, à quoi ressemble la feuille de route et ce que cela signifie pour les applications décentralisées.
En bref, l'Ethereum 2.0 entraînera la migration de la blockchain d'un mécanisme de consensus proof-of-work (utilisé aussi par le Bitcoin) à un mécanisme de type proof-of-stake. Ce sera le grand départ d'un protocole qui su faire ses preuves pendant cinq ans.
Tout ceci ne sous-entend pas la création d'une nouvelle cryptomonnaie : votre ETH restera le même. La plupart des changements se feront en back-end. Il s'agit d'améliorations techniques que vous n'observerez probablement même pas.
Le réseau blockchain de l'ETH 2.0 est en développement depuis 2015 et ne sera pas mis en place du jour au lendemain. L'un des principaux objectifs est d'augmenter sa capacité, ce qui se traduit par un traitement plus rapide des transactions. L'explosion de DApps open-source et du secteur de la finance décentralisée ont surencombré ce réseau blockchain.
Il suffit de prendre l'exemple de CryptoKitties, lancé en 2017, quand l'Ether et le Bitcoin s'apprêtaient à battre leur record de prix. La demande pour ces chats de collection a atteint de tels pics que des dizaines de transactions sont restées bloquées, en attente de traitement.
La pérennisation du mainnet pour assurer sa scalabilité peut s'avérer cruciale pour sa survie. Sans cela, les amateurs de cryptomonnaie finiront par aller voir ailleurs.
La société de technologie Blockchain ConsenSys s'y prend bien pour décrire les différences entre l'ETH 2.0 et son prédécesseur, l'ETH 1.0.
Imaginez que l'Ethereum 1.0 soit une route très fréquentée avec une seule voie dans chaque direction. Toutes les voitures avanceraient lentement pendant les embouteillages.
L'Ethereum 2.0 va introduire le sharding (que nous aborderons dans notre prochaine question), qui aura pour effet de faire de la blockchain une autoroute à douze voies. Le nombre de transactions pouvant être traitées simultanément augmentera aussi.
Le passage du PoW au PoS sera d'une importance capitale, ne serait-ce qu'en termes d'efficacité électrique. Le proof-of-work consomme énormément d'énergie. Il en consomme tellement qu'une seule transaction sur la blockchain Bitcoin a une empreinte carbone équivalente à 667 551 transactions VISA. Un paiement sur l'Ethereum 1.0 consomme plus d'électricité qu'un foyer américain moyen en une seule journée.
Les estimations de l'Institute of Electrical and Electronics Engineers (IEEE) suggèrent que la mise à niveau ETH 2.0 réduira la consommation de 99%. Cela signifie qu'en plus de lutter pour l'indépendance financière, la blockchain ne nuira pas à l'environnement.
Le sharding est la technologie qui rendra l'Ethereum 2.0 scalable. Il s'agit de diviser le mainnet de la blockchain en plusieurs bouts de chaînes shard qui fonctionnent les unes à côté des autres. Au lieu d'être exécutées consécutivement, les transactions seront traitées simultanément, ce qui représente une utilisation plus intelligente des ressources informatiques.
Comme l'a expliqué l'équipe de ConsenSys : "Chaque shard chain équivaut à l'ajout d'une nouvelle voie pour faire de l'Ethereum une autoroute à voies multiples. Plus de voies et plus de traitements parallèles conduisent à un débit plus important."
Vous êtes peut-être en train de vous dire "C'est génial ! Pourquoi est-ce qu'on a pas fait ça depuis le début ?!" — la réponse, pour être franc, est que la vie n'est pas aussi simple.
L'un des principaux inconvénients du sharding est qu'il peut compromettre la sécurité s'il est mal fait. Puisqu'il y aura moins de validateurs chargés d'assurer la sécurité des ces shard chain, il y a un risque qu'elles puissent être attaquées par des acteurs malveillants. Ce qui nous ramène au trilemme classique qui déconcerte les amateurs de cryptographie depuis des années : la scalabilité, la décentralisation et la sécurité — vous ne pouvez en choisir que deux.
Un changement majeur dans la blockchain de l'Ethereum 2.0 sera le passage au staking. Il faudra donc repenser le mode de confirmation des nouveaux blocs.
Avec le système PoS, connu sous le nom de Casper, les validateurs devront joindre l'acte à la parole. Pour avoir le privilège d'ajouter de nouveaux blocs à la blockchain et de recevoir des récompenses, ils devront verser une contribution de 32 ETH, qui sera verrouillée. On pourrait comparer ça à une police d'assurance : tout comme vous perdriez votre caution en saccageant une chambre d'hôtel, les validateurs risquent de perdre leur ETH s'ils n'agissent pas dans l'intérêt du réseau blockchain.
Comme vous pouvez l'imaginer, c'est très différent du fonctionnement actuel de l'Ethereum. De nouveaux blocs sont minés par ceux qui disposent de la plus grande puissance de calcul — technologie qui est loin d'être à la portée du consommateur ordinaire. Avec un consensus proof-of-stake, les blocs sont généralement attribués proportionnellement, en fonction de la quantité de crypto verrouillée. Donc : si une personne verrouille 5% du total, elle finira par valider 5% des nouveaux blocs et obtenir une récompense. Avec l'Ethereum 2.0, les validateurs seront choisis aléatoirement.
Parlons argent. Quel sera le montant des récompenses ? Et bien, ça dépendra du nombre de validateurs présents et diminuera au fil du temps. La feuille de route de l'Ethereum suggère que le profit maximum serait de 18,1% sur les 32 ETH ou de 1,56% au minimum.
Supposons qu'un ETH vaille 300$. Il faudrait un investissement total de 9 600$ pour devenir validateur. C'est pas mal d'argent. C'est pour cette raison que les pools de staking ont vu le jour, afin de permettre aux amateurs de cryptomonnaies de rassembler leur Ether et de partager le profit.
Pour faire court... Oui. Les pools de minage Ethereum vont se tourner les pouces en cherchant d'autres choses à faire une fois que l'ETH 2.0 sera lancé. Ils devront peut-être se tourner vers d'autres altcoins ou entamer une nouvelle carrière dans le staking.
Cela dit, ça ne veut pas dire qu'ils doivent ranger leur matériel de minage — le proof-of-work n'est pas prêt de disparaître tant que le testnet fait encore ses preuves et que chaque phase entre en vigueur.
Des craintes de voir la communauté de mineurs se rebeller ont vu le jour, certaines pouvant même arrêter l'implémentation du consensus PoS afin de protéger leurs revenus. Bien qu'il soit peu probable que cela se concrétise, le risque d'un hard fork — un processus dramatique qui divise une cryptomonnaie en deux — existe toujours.
Il y a déjà eu des précédents. En 2016, le réseau Ethereum d'origine a subi un hard fork suite au piratage de MakerDAO. La blockchain d'origine où le pirate conservait l'argent a été rebaptisée Ethereum Classic (et restera proof-of-work) alors que la nouvelle plateforme, où l'argent à été reversé, a gardé le nom d'Ethereum.
Comme nous l'avons mentionné, l'un des plus gros avantages réside dans l'efficacité énergétique associée au staking. Mais ce n'est que le début. Voici d'autres avantages :
Comme on peut s'y attendre, il y a des désavantages au consensus proof-of-stake. On compte :
Comme vous l'aurez imaginé, la Fondation Ethereum prend la future mise à niveau avec des pincettes. Le processus de transition de l'ETH 2.0 s'apparente à la rénovation d'une maison dans laquelle on continue d'habiter.
Pour faire court, il y a trois phases principales : la Phase 0, la Phase 1 et la Phase 2. La blockchain de l'Ethereum 1.0 restera opérationnelle durant toutes ces étapes.
Voilà ce qu'impliquent les étapes :
Comme l'explique Jeffrey Hancock dans cet article de Medium.com : "Malheureusement, tout ce qui est derrière la Phase 2 ne tient que de prévisions et qu'il n'y a pas d'information fiable au sujet de ces phases."
Des centaines de développeurs sont impliqués dans ce projet orchestré par la Fondation Ethereum. Tous les détails techniques compliqués sont répertoriés sur une page Github dédiée.
Vous êtes sûrement en train de vous dire "Janvier 2020 ! L'Ethereum 2.0 aurait déjà dû être lancé !" Comment ai-je pu manquer ça ?!"
Pas d'inquiétude, vous n'êtes pas passé à côté de l'info... La vérité, c'est que le développement de cette nouvelle blockchain a pris beaucoup de retard.
Après avoir dépassé le délai initial, l'ETH 2.0 avait prévu un lancement en juillet, à l'occasion du cinquième anniversaire de la blockchain. Le champagne coulerait à flot et les malheureux retards pourraient se faire oublier. Hélas, ça n'est pas arrivé non plus.
Le problème est que la Beacon Chain ne peut être lancée sans qu'un testnet public et qu'une prime aux bogues ne soient déjà en cours depuis plusieurs mois. Justin Drake, membre de la Fondation Ethereum a fait part de son scepticisme quant à l'accomplissement de ces conditions au troisième trimestre 2020. Il pense que le début de la Phase 0 ne peut voir le jour avant janvier 2021, soit un an après la date prévue.
En rebondissant sur les observations de Drake, l'un des fondateurs de l'Ethereum, Vitalik Buterin, a tout fait pour adoucir ce pessimisme. Il a souligné que le testnet Altona avait été lancé en juillet et que la Phase 0 pourrait démarrer en novembre. En répondant à Drake sur Reddit, Buterin a déclaré : "Je ne suis pas tout à fait d'accord avec ça et je verrai plutôt le lancement de la Phase 0 avant 2021 peu importe le niveau de préparation".
Une déclaration audacieuse aux enjeux élevés. Un lancement prématuré peut massivement perturber ceux qui dépendent de la blockchain ETH, faire chuter les prix et révéler d'importantes failles de sécurité.
À partir de la mi-août, Buterin semblait faire marche-arrière. Lors d'une interview pour un podcast, il déclare : "Je reconnais clairement que l'Ethereum 2.0 est bien plus difficile à implémenter que prévu, d'un point de vue technique. Je ne pense certainement pas que nous ayons découvert des défauts fondamentaux qui puisse rendre sa mise en place impossible et je suis d'avis qu'elle se fera. C'est juste une question de temps. D'ailleurs on a pas mal progressé ces derniers temps."
Quand l'Ethereum 2.0 sera enfin lancé, il fonctionnera aux côtés de l'Ethereum 1.0 sur une période d'environ deux ans.
Une fois que l'ETH 2.0 sera entièrement construit et fonctionnel, déclare ConsenSys : "Le plan est de faire de l'Ethereum 1.0 le premier shard de l'Ethereum 2.0 au lancement de la Phase 1."
Il y a d'ailleurs des analogies très originales pour expliquer la transition.
Un employé de ConsenSys, Jimmy Ragosa, tente de l'expliquer en comparant l'Ethereum 1.0 à un bus, et l'Ethereum 2.0 à un train.
Ragosa imagine un train en cours de construction alors qu'un bus est en chemin. Les passagers du bus pourront continuer leur trajet dès que la Beacon Chain sera lancée. "À la fin, le bus entier est à bord du train," écrit-il.
Si vous possédez actuellement de l'Ether, vous vous demandez probablement s'il perdra sa valeur dès que la nouvelle blockchain verra le jour.
Voici ce qu'il faut retenir : ce n'est pas la cryptomonnaie qui sera différente au lancement de l'ETH 2.0, mais la technologie blockchain sur laquelle elle repose. Il n'y aura pas de nouveaux jetons à acheter et vous n'aurez pas non plus à convertir un actif digital en un autre.
Mais si vous êtes assis sur une bonne quantité d'ETH, vous devriez peut être envisager de la mettre à bon escient en effectuant du staking. Faites juste attention : vous ne voudrez peut être pas le faire tout de suite. Les validateurs qui arrivent pendant la phase Beacon Chain ne pourront pas retirer l'Ether qu'ils auront verrouillé avant la Phase 2 de la mise à niveau, qui pourrait avoir lieu d'ici deux ou trois ans.
Une fois de plus, il est important de souligner que vous ne pourrez pas acheter de jetons ETH 2.0 une fois la mise à niveau effectuée. Il s'agira du même bon vieux Ether que vous aimez, dans le même portefeuille Ethereum que vous avez toujours utilisé.
L'Ethereum 2.0 pourra rendre la finance décentralisée beaucoup moins pratique, en termes de vitesse et de frais de transaction.
À l'heure qu'il est, l'ETH 1.0 peut seulement gérer autour de 25 transactions par seconde (TPS). C'est à peine suffisant pour un seul protocole DeFi, sans parler d'un réseau blockchain entier.
Vitalik Buterin a précédemment déclaré que la capacité de l'ETH 2.0 pourrait rapidement grimper à 100 000 TPS une fois que toutes les phases auront été implémentées correctement.
Mais Kyle Samani, le fondateur de Multicoin Capital, estime que même cette amélioration peut s'avérer insuffisante si la finance décentralisée gagne davantage en popularité.
Dans une discussion sur Twitter en mai ayant pour but de rappeler les défis à venir, il écrit : "Pouvez-vous m'expliquer comment comptez-vous faire tourner le système financier mondial avec 25 TPS ? Ou 2 500 TPS ? Voire même 25 000 ? Je suis plutôt sûr qu'il faut au moins 1 000 000 TPS pour que la crypto puisse fonctionner à échelle globale."
Un million de transactions par seconde ! Tout ceci peut vouloir dire que même avec le lancement de la nouvelle blockchain de l'ETH 2.0, une série de nouvelles améliorations sera nécessaire pour que la plateforme puisse faire face à la demande des utilisateurs.
L'une des inquiétudes que soulève l'ETH 2.0 est l'impact que cette mise à niveau peut avoir sur les DApps existantes. Allons-nous tomber dans un scénario comme celui d'Apple, où les nouveaux iPhones ne sont plus compatibles avec des applications développées pour les anciens ?
En définitive, il n'y a pas nécessairement de risque que les DApps ne soient plus compatibles avec cette blockchain. Les difficultés rencontrées tout au long de la mise en ligne du réseau représentent un plus grand danger puisqu'elles peuvent nuire aux affaires et ralentir l'activité.
Si l'Ethereum 2.0 est bien déployé, une nouvelle vague d'innovations pourrait se faire sentir, récupérant les développeurs qui s'étaient tournés vers de plus petites plateformes à cause des frais de transaction et délais de confirmation trop élevés.
Selon le rapport de marché du T2 2020 de Dapp.com, il y a actuellement 1 394 applications décentralisés actives. Sur celles-ci, 575, soit 41% du total, fonctionnent sur l'Ethereum. En 2017, cette blockchain était l'une des rares options disponibles pour les développeurs qui souhaitaient créer leurs propres applications, mais aujourd'hui, ils ont l'embarras du choix.
Avec le temps, l'Ethereum pourrait reprendre la part de marché qu'elle a perdu ces dernières années. Le rapport de Dapp montre que l'Ethereum a doublé le nombre d'utilisateurs d'applications décentralisées actives au T2, atteignant le record de 1,25 millions. Cela s'explique principalement par la forte demande d'applications DeFi.
Comme nous l'avons vu, Buterin est déterminé à lancer cette blockchain et on dirait qu'il ne se reposera pas sur ses lauriers une fois que l'ETH 2.0 aura vu le jour. En mars 2020, il a publié un calendrier d'action de "ce à quoi ressembleront les cinq à dix prochaines années de l'ETH 2.0".
Il défend également l'Ethereum 2.0 contre les affirmations qui disent que sa conception reste inférieure à celle du Bitcoin de 2009. Buterin insiste que le sharding, au côté d'une technologie dernier-cri appelée "preuves zero-knowledge", rendra le réseau blockchain beaucoup moins couteux que le BTC.
Le programmeur a continué à lister le consensus PoS ainsi que la vérification stateless (ou sans-état) et les temps de bloc de 12 secondes en tant que points de vente uniques du réseau.
Néanmoins, malgré tous ces avantages, on en revient toujours au même problème que les développeurs de l'Ethereum tentent de résoudre. "L'ETH 2.0 est une question de mise à échelle", écrit-il.
Buterin a reconnu que l'un des désavantages principaux du passage au proof-of-stake est "qu'il est bien plus compliqué d'un point de vue technique puisqu'on a affaire à des validateurs".
Tout cela pose un problème plus large, crucial pour que l'adoption massive se fasse une bonne fois pour toute. Les blockchains et les cryptomonnaies sont des choses extrêmement compliquées. Parfois, même une personne titulaire d'un doctorat en informatique doit s'arrêter pour s'assurer d'avoir bien compris le livre blanc d'une start-up crypto.
Rendre cette plateforme plus technique risque d'aliéner les consommateurs ordinaires qui auraient pu envisager de se lancer dans le marché crypto.
La DeFi, l'industrie à l'origine de cette demande frénétique du réseau blockchain, manque aussi de simplicité et d'ergonomie, surtout pour les personnes qui n'ont pas été exposées à des actifs digitaux.
À la mi-août, Buterin a tweeté : "Rappel : il n'est PAS nécessaire de participer à la 'dernière nouveauté DeFi' pour être dans l'Ethereum. En réalité, à moins que vous ne compreniez vraiment ce qu'il se passe, il vaut mieux laisser tomber ou participer avec de faibles montants. Il y a beaucoup d'autres DApps ETH, explorez-les !"
Comme mentionné précédemment, l'un des principaux inconvénients de l'Ethereum 2.0 est qu'il fait un énorme pas vers l'inconnu, puisque aucune autre plateforme de blockchain ne compte utiliser le PoS à une si grande échelle. Bien que les audits de son infrastructure et de son code source aient été très optimistes (sauf quelques failles de sécurité identifiées en mars), l'Ethereum pourrait faire face à un désastre publicitaire si jamais des pirates parvenaient jusqu'au mainnet.
La question que se posent de nombreux traders est quel effet l'ETH 2.0 aura-t-il sur la valeur de l'Ether une fois qu'il sera lancé.
Bien sûr, inutile d'avoir une boule de crystal quand il s'agit du marché crypto, puisque les choses peuvent changer considérablement en l'espace de quelques heures. (Regardez ce qu'il s'est passé lors du crash de mars 2020 quand l'ETH est tombé depuis sa colline, liquidant d'un coup les positions des protocoles DeFi)
Un rapport CoinDesk récent, publié à l'occasion des cinq ans de l'Ethereum, estime la réaction de l'ETH si la mise à niveau se déroule sans problème... Ou non.
Les auteurs déclarent : "Le lancement et le développement réussis de l'Ethereum 2.0 au cours de ses deux premières phases pourrait faire considérablement grimper la valeur de l'Ethereum aux yeux des investisseurs. Le lancement de l'Ethereum 2.0 serait la preuve concrète d'un système de validation de transactions alternatif fonctionnel, plus efficace en termes de consommation d'énergie".
Prometteur. Cela dit, ce même rapport met les traders et les investisseurs en garde en leur suggérant de surveiller les Phases 0 et 1 de ce projet ambitieux. S'il y a peu de preuves concrètes d'une blockchain PoS fonctionnelle, la valeur de l'ETH pourrait diminuer.
Le dernier facteur à prendre en considération — parallèle au développement de cette nouvelle blockchain — est si la DeFi est l'avenir du secteur, ou s'il ne s'agit que d'une bulle sur le point d'éclater.
L'Ethereum a déjà été au cœur de plusieurs frénésies crypto. Quand les ICO étaient en pleine explosion avec la naissance constante de nouveaux projets en 2017, de nombreuses start-up se développaient sur cette blockchain et délivraient des jetons ERC-20. (Ceux qui ont une bonne mémoire se souviendront qu'un nombre considérable de ces sociétés n'ont jamais vu le jour, et encore moins une marge)
L'avenir de l'Ethereum dépend finalement de ce qui se passera dans les deux prochaines années. Alors que certains membres de la communauté crypto commencent à perdre confiance en la blockchain à cause des nombreux retards de la Phase 0 et que la DeFi rappelle les limites du réseau blockchain, pas étonnant que la Fondation Ethereum commence à s'inquiéter.
Créés par Fabian Vogelsteller en 2015, le jeton ERC-20 est la norme technique utilisée pour tous les contrats intelligents de la blockchain Ethereum pour l'implémentation des jetons.
L'Ethereum possède la deuxième plus grande capitalisation boursière après le Bitcoin, mais elle est utilisée de manière différente : la blockchain Ethereum est basée sur l'usage de jetons qui peuvent être achetés, vendus ou échangés.
Au sein du réseau Ethereum, les jetons représentent une variété d'actifs digitaux tels que les vouchers, les IOU (dettes) voire même des objet tangibles du monde réel. Les jetons Ethereum sont essentiellement des contrats intelligents qui fonctionnent sur la blockchain de l'Ethereum.
La norme ERC-20 relève six fonctions différentes au bénéfice des autres jetons du réseau Ethereum. On compte par exemple la méthode de transfert de ces jetons et la manière dont les utilisateurs accèdent aux données pour un jeton particulier. Cela garantit que tous les jetons fonctionnent parfaitement sur le réseau Ethereum.
ERC-20 vient de "Ethereum Request for Comment" et fait partie d'une collection d'autres normes Ethereum, comme l'ERC-721, qui se concentre sur les jetons non-échangeables (NFT), ou le ERC-884 qui permet aux sociétés d'utiliser la blockchain pour conserver les registres d'actions (surtout à Delaware, mais ça c'est une autre histoire).
Les jetons ERC-20 sont des actifs qui reposent sur la blockchain qui ont une valeur et fonctionnent en étant envoyés et reçus sur la blockchain.
La différence entre un jeton ERC-20 et le Bitcoin, par exemple, est qu'au lieu de fonctionner sur leur propre blockchain, les jetons ERC-20 sont émis sur le réseau Ethereum.
Une autre différence entre les jetons ERC-20 et le Bitcoin est que les jetons doivent inscrire un bout de code dans la blockchain Ethereum.
La blockchain Ethereum est alors chargée de gérer les transactions et de suivre le solde des possesseurs. D'autres jetons n'ont pas à suivre cette procédure.
Les jetons ERC-20 sont envoyés en utilisant du Gaz Ethereum. Le Gaz fait référence aux frais, ou à la valeur tarifaire, nécessaire pour mener à bien une transaction ou exécuter un contrat sur la plateforme blockchain Ethereum.
L'Ether (ETH) est utilisé pour alimenter les transactions sur le réseau Ethereum. L'Ether aide à financer les coûts de minage et sans lui, il serait impossible d'envoyer des jetons sur le réseau.
L'ETH n'est pas un jeton ERC-20 en soi; à la place, il existe une version de l'ETH appelée "Wrapped Ethereum" (WETH), aux normes ERC-20. Cela signifie que certaines applications décentralisées (DApps) préfèrent le WETH au ETH pour des raisons techniques comme le trading.
Les jetons ERC-20 offrent ces normes globales en fixant des règles auxquelles tous les jetons Ethereum doivent adhérer. L'Ethereum fonctionne sur un réseau financier décentralisé et bien qu'il ne soit pas obligatoire d'être aux normes ERC-20, il est certainement plus avantageux de les suivre pour avoir une ligne directrice sur laquelle marcher dans l'espace Ethereum.
Une partie des règles susmentionnées tournent autour du transfert de jetons, de la validation des transaction, de l'accès aux données d'un jeton par les utilisateurs et du montant total de jetons en circulation.
Si vous comptez acheter toute monnaie digitale émise en tant que jeton ERC-20 comme le Tether, le BAND ou l'AAVE, vous devez détenir un portefeuille qui soit compatible avec ce type de jetons.
De nombreuses options de portefeuilles existent, dont Metamask, MyEtherWallet et d'autres.
Pour faire court, elle rendent les choses plus simples.
L'ERC-20 rend la création de nouveaux jetons plus accessible, d'où la popularité de l'Ethereum pour les ICO en 2017.
Une ICO, ou Initial Coin Offering, est un type de levée de fonds où les investisseurs reçoivent de nouveaux jetons. C'est un moyen pour les entreprises de l'économie crypto de lever des fonds et de financer leur développement.
Le prix d'un ETH au début du mois de janvier 2017 était d'environ 8$. Deux mois plus tard, sa valeur avait quadruplé. Le reste, c'est de l'histoire. Le prix d'un ETH atteint un niveau record de 1440$ le 13 janvier 2018, soit 18 000% de plus que l'année précédente.
C'est dû aux ICO qui rassemblaient des millions de dollars à partir des "promesses" de leurs livres blancs, dont beaucoup n'avaient même pas un produit fonctionnel.
La spéculation se transformait en adoration et chaque projet était sublimé, peu importe le temps qu'il lui faudrait pour implémenter de nouvelles fonctionnalités et développements.
En 2021, l'Ethereum est le réseau de référence pour l'industrie de la finance décentralisée (DeFi) en raison de sa force en tant que plateforme pour contrats intelligents.
Avant les jetons ERC-20, les développeurs utilisaient une autre terminologie dans leur code — par exemple, un jeton utilise [totalAmount] alors qu'un autre utilise [totalNumber].
Les plateformes d'échange et les portefeuilles devaient construire leur plateforme pour héberger le code de chaque jeton.
Avec une norme universelle, les nouveaux jetons peuvent être mis sur un échange ou transférés dans un portefeuille automatiquement dès qu'ils sont créés.
Les jetons ERC-20 ont joué un rôle important en rendant les cryptomonnaies et les jetons accessibles au grand public, étant donné leur simplicité et leur potentiel d'interopérabilité avec d'autres normes de jetons Ethereum.